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Programme LIFE

Diagramme et image de performance

 

Nous avons déjà abordé la partie théorique du diagramme de la performance dans le module sur la neuro-cognition (disponible ici). Pour rappel, le diagramme de la performance correspond à la perception que l'on se fait de la demande (l'enjeu et les conséquences potentielles de l'action) et des ressources dont on dispose pour réussir :

 

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Nous insistons bien sur le fait que tout est matière de perceptions : je peux percevoir mes ressources plus faibles qu'elles ne le sont, ce qui me conduit à sous-estimer mes capacités, ou plus importantes que la réalité, une sur-estimation qui peut m'engager sur la voie d'actions au-delà de mes capacités. D'autre part, je peux voir le défi comme beaucoup plus menaçant qu'il ne l'est réellement, et effectuer un "effet télescope" sur la demande (je vais amplifier ce que je perçois comme une menace, ce qui augmente encore la perception de cette dernière), ou avoir l'impression de ne me confronter à aucun challenge, ce qui crée généralement de l'ennui, de l'apathie et/ou une désactivation des ressources.

Dans cette page, nous allons chercher à compléter les perceptions des différentes zones que vous pouvez retrouver sur le CV personnel dynamique :

 

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Le but ici est de chercher à comprendre et à définir précisément dans quelle zone nous nous situons, à court et à long terme. En effet, le diagramme de la performance vous permet de vous interroger lors d'une action, en particulier critique ou durant dans le temps, et également lors d'une période de temps que vous choisissez de définir : le dernier mois, la dernière année ... Lors de la visualisation à long terme, en dehors de l'action, la panique et la panique extrême font place à l'anxiété et l'anxiété panique, et l'apathie et la désactivation se rapprochent de la dépression et de la dépression profonde. Dans ces contextes, l'aide d'un professionnel de santé et de la psychologie vous est strictement recommandée.

Nous allons tout d'abord chercher à comprendre ici quels sont vos "marqueurs de zone" : les marqueurs physiologiques dans un premier temps, qui correspondent aux zones de contraction et de détente musculaires dans tout votre corps lors d'un processus physio-émotionnel particulier. Pour chaque émotion, un schéma physiologique est inscrit dans notre organisme et se déclenche automatiquement, avant notre perception consciente du processus. Connaitre ses marqueurs sensoriels, c'est "prendre un temps d'avance" sur le processus émotionnel et ainsi, contrecarrer les tendances d'attitude, de focus attentionnel, de posture et de comportements que génère l'émotion. Si vous savez quels muscles ont tendance à se contracter lorsque vous êtes en colère, et en particulier dans les différents niveaux d'activation de la colère (de l'irritation légère à la fureur), vous obtiendrez un pré-signal vous permettant de choisir si vous souhaitez continuer avec ce processus, ou switcher rapidement vers un niveau émotionnel plus cohérent. Personnellement, lorsque je suis franchement en colère (disons, 7/10 sur un plan activation), mes muscles du cou se contractent fortement, mes sourcils se froncent avec un pli entre les sourcils très prononcé, mes poings ont tendance à se refermer, et je sens des contractions importantes des avant-bras, j'ai une sensation d'aigreur dans l'estomac et des bourdonnements dans le front. Ce sont mes marqueurs sensoriels, et lorsque je les détecte de façon précoce, je peux rapidement utiliser un outil de désengagement (respiration, switch de focus, modification de physiologie ... ).

De la même façon, connaitre chaque marqueur qui correspond à une zone d'activation va vous permettre de savoir si vous êtes énergisé au bon niveau, ou si vous avez besoin de calmer un peu le jeu, ou à l'inverse de vous dynamiser.

En choisissant une première zone, par exemple la zone de défi, repensez à un moment dans votre vie ou vous avez vécu un moment de défi, ou vous aviez l'impression d'un enjeu important, un peu plus important que vos ressources disponibles, mais sans que cela vous fasse paniquer. Au contraire, peut être de façon volontaire, vous aviez choisi de réaliser une action avec un certain risque, un enjeu important pour vous, et vous étiez dans un état d'excitation contrôlée. Souvent, il existe un processus émotionnel de peur légère à modérée dans la zone défi, ce qui est normal, couplé à un état d'excitation et d'enthousiasme. Prenez le temps de vous reconnecter à ce souvenir et à revivre les sensations du moment. Percevez, sur le plan physiologique, quels muscles ont naturellement tendance à s'activer, à se contracter ou à se relâcher, alors que vous vous plongez dans la scène. Quelles sont les pensées qui vous étaient venues à l'esprit lors de cette séquence, ou qui vous semblent les plus cohérentes avec ce souvenir ? Quelles sont les différentes émotions que vous pouvez ressentir ? Quelle attitude semblez-vous adopter ? Quelle posture ? Comment est votre visage ? Effectuez un body-scan rapide et repérez les zones les plus activées. Si une couleur devait représenter cette zone d'activation, quelle serait-elle (laissez venir ce qui vous apparait en premier, de façon intuitive). En effectuant une colorisation de chaque zone, il vous sera d'autant plus simple, dans les actions à venir, de connaitre encore plus rapidement votre niveau d'activation.

 

Sketch cerveau

Système 1 et système 2

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La gestion de l'erreur

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Les modes de concentration

Projection de la Terre

La projection mentale

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Diagramme et images de performance

Posture de boxe

Le switch de physiologie

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Le dialogue interne

Nageur dans une piscine

La bulle d'action

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La théorie d'Atkinson

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L'organe de ressources